Régalez-vous avec le miel de fleurs de pissenlit !

Au printemps, les pissenlits arborent fièrement leurs fleurs jaunes, c’est le bon moment pour les ramasser et faire du miel !

Je vous propose ici la recette simplissime de ce miel succulent que l’on nomme aussi cramaillotte.

Traits caractéristiques : plante en rosette, à latex, feuilles dentées et découpées, grosses inflorescences jaunes solitaires sur leur hampe. La description détaillée est ici.

Utilisations

Plante très commune, ses feuilles, ses bourgeons floraux et ses fleurs sont utilisables en cuisine. Son amertume est synonyme de propriétés toniques et dépuratives : on peut en faire une “cure” au printemps.

  • les feuilles se mangent crues en salade ou en pesto (je vous en donnerai la recette un jour). Les jeunes feuilles tendres seront moins amères que les vieilles charnues qui peuvent être cuites comme un légume.
  • les bourgeons floraux peuvent être consommés en salade ou se préparer comme des câpres dans du vinaigre avec des aromates. Prenez ceux qui sont vraiment tout petits cachés au milieu de la rosette.
  • les fleurs fraîches peuvent se manger crues telles quelles en salade (petit goût que je qualifierai de “jaune”, à peine sucré suivi d’une légère amertume), en infusion ou se cuisiner comme une confiture, et c’est tout le propos de la recette qui suit !


Recette : le miel de pissenlit

  • 200 fleurs de pissenlit (environ 150 g),
  • 500 g de sucre roux,
  • 2 citrons non traités (ou une orange),
  • 2 pommes non traitées et de la gaze pour faire du gélifiant.

Les fleurs de pissenlit donnent un beau miel ambré !

Cueillez les fleurs de pissenlit en coupant juste sous l’inflorescence pour prélever le moins de tige possible (amère), puis lavez-les dans une bassine avec une pointe de vinaigre pour en chasser les petites bêtes.

Si vous êtes motivé, coupez aux ciseaux la partie verte amère sous les fleurs pour ne garder que la partie jaune.

Si vous êtes patient, laissez sécher 1 h au soleil pour développer l’arôme du pollen.

Personnellement, je n’effectue pas toujours ces 2 opérations et je me régale quand même…

  1. Faire cuire à tout petits bouillons dans 1 litre d’eau les fleurs et les citrons coupés en rondelles pendant 40 minutes, puis filtrer en pressant pour obtenir le maximum de jus (très important !).
  2. Faire cuire ensuite comme une confiture normale ce jus de fleurs avec le sucre ainsi que la gaze contenant les pépins et un peu de la peau des pommes, naturellement riches en pectine (c’est le gélifiant qu’ils rajoutent dans les sucres spéciaux pour confiture, mais je n’aime pas le sucre blanc trop raffiné).

Notez que le sucre en poudre (glucose) peut être remplacé par du sirop d’agave (fructose) dont l’indice glycémique est moins élevé, ce qui intéressera les diabétiques.

Cette confiture constitue un mets délicieux… !!! D’ailleurs, les abeilles ne s’y trompent pas et trouvent également que les fleurs de cette petite plante sont excellentes pour faire du miel. Regardez plutôt celle-ci avec sa tête couverte de pollen :

 

23 réflexions sur « Régalez-vous avec le miel de fleurs de pissenlit ! »

  1. Anémone

    Miel que je vais, en industrieuse abeille, fabriquer dès que je pourrais en ramasser les fleurs.
    Je rajouterai cette gelée à ma palette où elle sera en bonne compagnie avec la gelée de fleurs d’arbre de Judée, et de fleurs d’acacia. Merci pour la recette.

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  2. jean

    Bonjour l’ami. Merci pour ton blog et toute tes belles recettes. J’ai cueilli mes fleurs de pissenlit, j’ai fais toute ta recette, et le lendemain matin toute ma préparation est resté liquide comme de l’eau. ???? je ne sais pas quoi faire. Merci d’avance pour ta réponse. jean

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour Jean,
      Peut-être n’y avait-il pas assez de pépins de pomme et de jus de citron dans ta préparation ou alors elle n’a pas cuit assez longtemps.
      En espérant que la confiture prendra quand même,
      A bientôt,
      Jérémie

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  3. yann

    Viens d’essayer… pas franchement une reussite. Pour le gout, rien a redire, par contre, le resultat ressemble plus a un jus qu’a du miel.

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour Yann,
      Comme je l’ai dit à Jean, le mélange n’a pas dû cuire suffisamment pour prendre. Et si on le cuit trop longtemps, ça devient une pâte, un peu comme un bonbon de miel 😉
      J’espère que tu réessayeras et que ça marchera !
      Jérémie

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  4. marie

    je viens de faire ma récolte ! j’ai deux questions : combien de temps de cuisson lorsqu’on ajoute le sucre ? et ds la gaze je ne met que les pépins et la peau des deux pommes c’est bien cela ?
    merci pour ta réponse

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonsoir Marie,
      Environ 30 à 40 minutes de cuisson après avoir ajouté le sucre, tout dépend des quantités que tu as mises et de la force de ton feu. Il faut qu’il y ait suffisamment d’eau à s’évaporer pour que la gélification opère.
      Et oui, dans la gaze seulement les pépins et la peau bien ficelés pour éviter qu’ils ne s’échappent 😉
      A bientôt,
      Jérémie

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  5. Vincent

    Bonjour Jérémie,
    je viens de faire le miel, en suivant scrupuleusement ta recette, en y mettant 2 beaux citrons, une dizaine de pépins de pommes (achetées dans le commerce, donc peut etre traitées), mais au bout d une heure cela n avait toujours pas pris. Du coup, j ai rajouté 500 grammes de sucre et une heure de cuisson supplémentaire et le miel a pris, un peu liquide mais délicieux. Donc, d apres toi Jérémie, est ce que cet échec est du aux pépins provenant peut etre de pommes traitées ou au rapport de la quantité liquide/sucre (tu préconises 1 litre d eau pour 500 g de sucre), selon moi il y a trop de liquide par rapport au sucre, mais bon j aimerais avoir ton avis.
    Dand tous les cas merci pour ta recette, ce miel est vraiment délicieux.

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonsoir Vincent,
      Sans doute y avait-il trop d’eau… Tu as bien fait de rajouter du sucre et de poursuivre la cuisson. Je ne pense pas que l’origine des pommes (traitées ou non) joue beaucoup sur la quantité de pectine qu’elles contiennent.
      A bientôt,
      Jérémie

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  8. noel

    bonjour,, je viens de découvrir ton site , et cela ma interpellée pour le miel de pissenlit que je connaissais pas donc ni une ni deux je suis descendue dans mon jardin qui et remplie de fleurs j ai fait ma cueillette , mais la question qui me trottine dans la tête , le sucre rapadura vas pas être trop fort en gout ( gout un peut de caramel) je voudrais avoir ton avis merci pour la réponse

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    1. Jérémie Auteur de l’article

      Bonjour,
      Je pense au contraire que les deux saveurs peuvent très bien se marier. Après, tu peux tester avec différents types de sucre pour voir la différence 😉

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  9. Daniel JACQUES

    Vous devriez appeler cela de la confiture de pissenlit en évitant le mot miel qui est trompeur.

    L’appellation miel est réglementée par le décret miel (décret 2003-587 du 30 juin 2003) qui prévoit que “Au sens du présent décret, le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l’espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu’elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche”.

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  10. Marion

    Bonjour,
    Merci pour ta recette, c’est exactement ce que je cherchais. Des pépins de pommes ! Mais ouii !!
    Peux-tu me dire combien de temps se conserve cette gelée (une fois retournée et refroidie) non ouverte? Et après ouverture?

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  11. Lasnier

    Bonjour moi aussi jai essayé en suivant scrupuleusement la recette…. Mais rien de concluant oup’s… Tout juste un sirop à mettre de les yaourts…tant pis je m’en vais questionner d’autres initiés qui me donneront d’autres recettes merci quand même

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  12. Blandine

    Bonjour,
    Comme chaque année, les pots de cramaillotte garnissent l’armoire à confitures…Personnellement, pour cette gelée, je n’utilise pas de pommes (par contre, les pépins et peaux de pommes me servent pour gélifier des fruits ne contenant pas ou peu de pectine…les baies de sureau par ex)
    La recette que j’utilise donne immanquablement un excellent résultat, bien gélifié.
    Je cueille 365 fleurs, j’en retire les pétales que je mets dans la bassine à confitures avec 1,5l d’eau, 1 grosse orange (ou 2 petites), autant de citron, coupés en rondelles fines. Je laisse le tout à petite ébullition pendant 1h, puis je filtre bien pour récupérer le jus (j’utilise un voilage fin dans une passoire, je presse bien). Dans la bassine à confiture je mélange le jus et le sucre (comme pour toutes mes gelées, j’utilise du sucre blond bio dans la proportion de 3 louches pour 4 de jus). Je laisse cuire à petits bouillons exactement 45 mn à partir de l’ébullition, et hop, dans les bocaux préalablement ébouillantés.
    Pour passer le temps pendant “l’effeuillage” des pétales, on peut chanter…j’ai concocté ce petit hymne à la cramaillotte, sur l’air de “la cancoillotte” chantée par Hubert-Félix Thiéaine :
    La cra-cra-cramaillotte
    C’est un mets bien délicieux,
    Le matin sur vos biscottes
    Elle vous en met plein les yeux
    La cra-cra-cramaillotte
    C’est un mets bien délicieux
    Et c’est sûr que tous vos potes
    Diront “moi aussi j’en veux !”

    Bonne cramaillotte à tous !

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  13. Céline

    Merci pour la recette! Je ne l’ai pas encore essayé, mais j’ai déjà suivi une autre recette avec des proportions similaires. J’ai eu le souci avec la gélification aussi, et mon hypothèque (sans que cela ne soit scientifique) est que :
    – la réaction de gélification doit dépendre énormément du type de plaque de cuisson que l’on utilise (peut-être?). Lorsqu’on cuisine au gaz, les températures sont extrêmement hautes même à “feu doux” (si on peut dire vu qu’on parle, si mes infos sont bonnes, de plus de 1000°C). Les cuisinières électriques sont probablement beaucoup moins puissantes.
    – il existe sans doute d’autres facteurs bien sûr

    J’ai réglé ça en cuisant plus longtemps et plus fort.. Il n’est pas improbable que l’électricité ne parvienne pas à faire s’évaporer aussi vite l’eau que la cuisson au gaz. Peut-être qu’on pourrait donc mettre moins d’eau au départ? A tester!

    Merci pour toutes ces propositions d’utilisation du pissenlit en tout cas, je ne savais pas du tout pour les pickels de bourgeons! Trop bien.

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  14. simon

    Bonjour, voilà une recette que j’aimerais essayer,je n’airais surtout que pour l’ingrédient principal, il n’y a qu’à ce baisser pour le ramasser. Je n’aurais jamais pensé faire un sirop/miel avec cette plante. Une balade avec les enfants et après tous au fourneau!

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