Plaidoyer pour la résilience

Face au dérèglement climatique, à l’érosion de la biodiversité et à l’accroissement des inégalités sociales, notre société mondialisée va assister à son propre effondrement dans la décennie qui vient. C’est-à-dire que la plupart des services dont nous bénéficions actuellement ne seront plus disponibles, au moins pour un certain temps et pour un grand nombre de gens : transports, santé, mais surtout alimentation… Il ne sera sans doute plus possible de trouver au supermarché du coin des produits en abondance venant de la planète entière à tout moment de l’année.
Mais il n’y a pas de fatalité : il existe des moyens de se préparer !

effondrement civilisation occidentale collapsologie

Pablo Servigne explique très clairement tout ce processus d’effondrement dans son livre Comment tout peut s’effondrer ou dans cette interview de Thinkerview. Pour lui comme pour d’autres (Yves Cochet, Aurélien Barrau…), la question n’est plus de savoir s’il va y avoir un effondrement de notre société occidentale ou non, mais de savoir quand ça va arriver.

Je rajouterai la question de savoir comment on s’adapte :

  • d’un point de vue matériel, organisationnel, humain et au niveau des compétences à acquérir pour se préparer à ces changements à venir ;
  • et surtout d’un point de vue psychologique : moi, je pratique la méthode AGI (l’Art de la Guérison Individuelle) pour travailler en profondeur sur mes conditionnements et mes souffrances, afin d’être plus à même de m’adapter aux changements à venir.
méthode AGI ou art de la guérison individuelle

Dans ce contexte, être capable de produire au moins en partie sa nourriture deviendra un enjeu capital. C’est là que les plantes sauvages comestibles peuvent s’avérer une ressource inestimable !

La capacité de résister aux perturbations et de retrouver un état d’équilibre s’appelle la résilience. On le dit des écosystèmes, mais aussi des communautés humaines. Je crois beaucoup en la capacité de familles, de groupes ou de collectivités d’assurer leur propre subsistance via des micro-fermes fonctionnant selon les principes de la permaculture (voir Mon petit jardin en permaculture pour les toutes petites surfaces en ville et Permaculture pour des micro-fermes un peu plus grandes). Et la consommation de plantes sauvages a toute sa place dans le mode de production permaculturel. C’est cela qui nous permettra d’être résilients

Je vous invite donc à pratiquer le plus possible l’identification, la cueillette et la cuisine des plantes, avec vos proches et en particulier avec les enfants et les adolescents, et à diffuser autour de vous ces connaissances qui vont devenir de plus en plus précieuses au fur et à mesure des années ! 🙂

4 réflexions sur « Plaidoyer pour la résilience »

  1. Melanie

    Grâce aux combats menés par une partie de la population, petit à petit nous prenons conscience de notre impact sur l’écosystème. Personnellement, je cultive, sans aucun traitement, quelques légumes pour la consommation de la famille. Bien entendu, la production est souvent très faible et nous achetons nos légumes dans une coopérative agricole. Mais pour s’alimenter avec des plantes sauvages, même si peu de végétaux sont nocifs, certains comme les racines de ciguë sont toxiques pour les chevaux alors certainement que d’autres le sont pour l’homme. Il me semble qu’avant de goûter tout ce que vous trouvez, il faut un minimum de connaissance sur le sujet pour choisir les bons produits.

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