Qui promet des confitures pour septembre ?

Lors d’une sortie en forêt en ce milieu du mois de juin, j’ai remarqué leurs belles fleurs blanches, encore en boutons, commençant à s’épanouir ou déjà fécondées, avec les étamines fanées.

J’ai surtout compris la promesse que sont les fleurs de cette plante généreuse, comme l’est toute la famille botanique des Rosacées…

des fleurs de ronce en boutons, épanouies et fanées

Et oui, dans le cycle des plantes à fleurs (appelées angiospermes), après la fleur vient le fruit ! Donc, après la jolie fleur blanche ou rose pâle de la ronce viendra la mûre !

Et qui dit mûres, dit confitures ! Faites maison, c’est un régal…

Mais bon, il faudra un peu de patience car le temps que s’accomplisse la maturation des nombreux ovaires de la fleur fécondés par des grains de pollen, nous serons rendus au mois de septembre. La mûre est en fait un ensemble de baies agglutinées, que l’on nomme drupes. Chaque drupe pourra donner naissance à un nouvel individu.

deux mures fruits de la ronce

J’aime beaucoup la cueillette en elle-même, ça me rappelle mon enfance dans le bocage breton !

Mais attention de ne pas commettre certaines erreurs pendant la cueillette… Notamment, pensons à laisser un peu de fruits mûrs pour que les ronces aient une chance de se reproduire et que les autres gourmands puissent aussi en profiter.

Je pense aux humains 😉 mais aussi aux petits animaux (mammifères, oiseaux, insectes…). Qui n’a jamais surpris une punaise parmi les grappes en manquant de l’écraser sous ses doigts ?

Donc en septembre prochain, je vous livrerai ma recette de confiture de mûres… Pas trop sucrée et conservant sa magnifique couleur mûre grâce à une cuisson pas trop longue avec l’astuce de la pectine tirée des pépins de pommes.

Un peu de botanique

La ronce commune, Rubus fruticosus, est un sous-arbrisseau épineux à l’attitude envahissante qui fait partie de la famille des Rosacées. Il existe des variétés de ronces cultivées qui ont perdu leurs épines grâce à un travail de sélection : la Black Diamond ou la Perle Noire.

Attention, le mûrier, Morus sp, n’est pas une ronce cultivée, mais fait partie d’une autre famille, les Moracées, bien que ses fruits soient aussi appelés « mûres ».

La famille généreuse des Rosacées compte parmi ses membres, et pour notre plus grand bonheur, les espèces suivantes :

  • le framboisier, Rubus idaeus, qui appartient au même genre que la ronce (c’est pourquoi leurs fruits se ressemblent autant)
  • le fraisier (j’aime beaucoup les fraises sauvages même si elles sont minuscules),
  • le rosier et l’églantier (ancêtre sauvage du rosier et dont les fruits, les cynorrhodons font d’excellentes confitures en novembre),
  • l’aubépine (dont les fruits sont cuisinables en soupe),
  • le pommier, le poirier, le néflier, tous 3 fruits à pépins,
  • le prunier, le prunellier, le pêcher, le cerisier, l’allouchier, tous fruits à noyau.

fleur blanche d'églantier

Les fleurs de cette famille ont souvent 5 sépales, 5 pétales, un grand nombre d’étamines et de carpelles.

Notez que les variétés cultivées (appelées cultivars) peuvent présenter beaucoup plus de pétales (on parle de fleurs doubles), comme chez la plupart des rosiers. Ils ont été sélectionnés pour ça et pour leur fragrance.

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